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Quand la peur bloque la synthèse

  • Photo du rédacteur: Annaig Collias
    Annaig Collias
  • 20 avr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

C'est mon premier article de blog sur la synthèse. Et comme j’ai plein d’idées, de projets et d’envies pour t’aider à arpenter les chemins de la synthèse et de la facilitation graphique, ça n’a pas été simple de choisir par où commencer…


Alors, j’ai pensé et repensé cet article. J’ai avancé, reculé, effacé (plus facile sur un traitement de texte qu’avec un sketchnote sur papier, tu me diras !).


Bref, je n’ai pas fait preuve d’esprit de synthèse.


Et c’est parce qu’est venue se glisser entre ma tâche et moi la peur de mal faire, de me tromper, de faire le mauvais choix… voire de décevoir.


Tu connais peut-être cette peur-là, toi aussi ? Alors comment on fait face à elle ?


Déjà on commence par respirer un grand coup et se dire qu’on est souvent son pire patron et critique !

Puis on accepte que, parfois, les choses prennent du temps, demandent de macérer, d'être peaufinées (et c’est une forme d’engagement que d’opter pour la lenteur dans un monde productiviste).


Ajoutons en plus qu’il y a des méthodes qui peuvent nous aiguiller dans le marasme. Comme celle des trois piliers.


🐦‍🔥 Les trois piliers de la synthèse : sélectionner puis hiérarchiser puis relier

  1. Sélectionner, c’est distinguer l’essentiel de l’accessoire, faire le tri dans une masse d’infos pour ne garder que ce qui compte vraiment. La peur corrélée, c’est celle de louper quelque chose d’important. Alors il faut que tu définisses bien ton intention et ta cible.

  2. Le fait de hiérarchiser n’intervient qu’après. Il s’agit d’organiser les infos gardées par ordre d’importance. Pour cela, tu peux t’appuyer sur trois niveaux de lecture : le message principal, les idées clés puis les détails.

  3. Enfin : relier. Autrement dit, sortir de la liste toute plate pour montrer les liens entre les idées. Là, il te faut aussi éviter la juxtaposition de listes, les unes à côté des autres, sans lien. Dans ta boite à outils, il te faudra donc des connecteurs visuels pour construire une narration graphique qui guide l’œil et donne du sens.

Mais si tu traites un sujet tout droit sorti de ta tête (comme cette édition de newsletter !), j’ajouterais en prémices “Noter et lister à tout va”. Pour faire le tour de la question, pour sortir tout ce qui tourne dans ton cerveau et mérite d’être couché sur le papier avant de te lancer.


📓 Mais comment apprendre à sélectionner ?

J’ai lu dernièrement La méthode carnet d’idées de Nathalie Sejean (c’est l’un des cadeaux que j’ai reçus à Noël 😊) et c’est une vraie mine d’or pour tenir un carnet et ainsi aiguiser ton esprit de synthèse sur papier !

L’autrice y présente, entre autres, une méthode de collecte d'idées et découvertes. Elle donne ainsi des conseils pour t’aider à affiner ta boussole sélective, véritable prérequis à l'exercice du premier pilier de la synthèse.

Pour elle, il s’agit en premier lieu de noter (ou collecter) tout ce qui t’importe, c’est-à-dire :

  • tout ce qui retient ton attention

  • tout ce qui t’amuse

  • tout ce qui parle à ta curiosité

  • tout ce qui te touche, t’émeut

Et ce, sans autocensure.

Schéma tiré du livre : ta boussole sélective se construit à l'intersection de ta pensée et de ton ressenti.


En aiguisant par la pratique ta boussole sélective, tu deviendras plus efficace pour distinguer l'essentiel de l'accessoire — dans tes lectures, tes réunions, tes projets.


🎯 Ton exercice de la semaine

Prends un article que tu as lu récemment (ou la dernière réunion à laquelle tu as assisté) et note les 10 infos les plus importantes. Ensuite, sélectionne seulement les 3 qui comptent vraiment pour toi, celles qui changeraient quelque chose si tu les partageais à quelqu'un.

C'est tout ! Pas besoin de faire un visuel : juste de t'entraîner à sélectionner.


✊Mon engagement mensuel (et une idée qui m'a marquée)

Tous les mois, je vais prendre des notes graphiques en direct (scribing) durant le Club des transitions.

C’est une rencontre où sont abordés des sujets de transition écologique et sociale lors d’une conférence (puis d’un repas absolument délicieux 🤤). Pour moi, c’est une manière de m’informer, de me faire connaître et de m’engager.


En janvier dernier, Thomas Breuzard de Norsys est venu nous parler de décarbonation. Et il nous a appris que son entreprise réserve un siège dans leur CA pour le vivant et la nature.


Et si nos futurs conseils municipaux faisaient pareil ?


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